Constat en ce changement d’année/décennie

Le changement n’est jamais là où on l’attend, que cela soit dit … écrit et répété !

Lorsqu’on est tendu vers un futur “idéal – isé”, alourdi bien souvent par les affres, griffes, agrafes du passé, nous sommes enclin à fantasmer LE changement comme l’arrivée du Messie en personne !

Et ben, on se plante !

Le ou les changements tant attendus n’arrivent pas avec leurs gros sabots !

Ils s’immiscent doucement, discrets, ténus pour ne pas, avec leur immense bienveillance, nous bousculer alors qu’on n’est pas prêt !

 

Bizarre ce que je te raconte ?

Juste la somme de centaines d’expériences qui, à chaque fois, m’étonnent autant qu’elles m’éblouissent. Je pense que je passe plus de temps, au fil de mes séances d’accompagnement à ramener le “chercheur de sens” (entendre le multipote en déroute”) à l’observation des détails énoncés l’air de rien, qu’à ses observations réfléchies.

“La sortie de crise” se situe toujours dans les détails, là où on ne s’attend pas à la voir.

Ne crois pas surtout à un quelconque jugement de ma part. Je parle des “accompagnés” mais j’en suis la première ! Je m’accompagne tous les jours et je confirme mes cheminements avec les autres.

Je ne croyais pas au final à cette question d’homéostasie interne, découverte “théoriquement” en formation de thérapie brève, il faut bien me/te l’avouer. Je comprenais le principe (comme beaucoup d’autres) mais je pensais surtout que c’était un joli concept. Ce principe énonce que TOUT en nous tient, plus que toute autre chose à maintenir un équilibre … même dans le souffrance.

Merde alors !!

Comment diable est-il compréhensible qu’on soit foutu de nous maintenir nous-même dans la merde simplement parce qu’on en connait bien le milieu et l’odeur (oui, j’ose les images) ???

Et ben, c’est vrai ! Nous préférons, ânes bâtés que nous sommes, même ceux (voire surtout ceux) qui ont un cerveau musclé comme un marathonien en compet’, retourner dans du “familier”, plutôt que de nous confronter à de l’inconnu. Et, j’ai pu remarquer, concentrée sur ce qui me tenait évidemment personnellement en “échec” qu’au plus l’on approchait d’un “inconnu” qui nous tenait à cœur, au plus ce phénomène aveuglant s’amplifiait !

Et bien, cher ami, je t’encourage, en ce début d’année, à te poser un moment là-dessus. Du moins, si tu es toujours motivé à vivre pleinement en étant totalement TOI, aligné, en paix intérieure.

 

Comment cela est-il possible et pourquoi donc sommes-nous nos propres ennemis dans notre volonté de changer ?

Et bien, remettons tout d’abord cette bonne vieille phrase au centre de TOUT :

TOUT est déjà en nous.

Et changeons, pour commencer, notre postulat de départ; celui qui nous est enseigné

 

Nouveau postulat 

Notre “travail” s’il en est, durant notre voyage ici bas est, non de découvrir “qui nous sommes” mais bien de nous rappeler qui nous sommes. Je sais, cela peut faire des nœuds au cerveau mais remplace quelques minutes, au creux de tes croyances, la quête de “découverte” en une quête de “RE-CONNAISSANCE” et tu pourras laisser alors tes arborescences te mener sur un chemin incroyablement créatif et joyeux !

Nous cherchons la liberté au mauvais endroit. Nous devons en fait nous rappeler que nous l’avons déjà … Une fois de plus, c’est la raison pour laquelle j’ai nommé cela “le chemin à l’envers”.

Tu te rendras compte, peu à peu (et ça s’entraîne en même temps que cela se libère) que tout le matos dont tu as besoin; c’est-à-dire les pièces du puzzle, sont à ta dispos au travers des multiples expériences parsemant ta vie. Ce ne sont JAMAIS les pièces qui sont à changer, mais bien leurs liens, liants, imbrications.

L’histoire qui les lie en ce jour est celle que tu te racontes, plus celle que tu as vécu !

Et non, ce que tu as vécu n’existe plus. Nous ne vivons que des Instantanés, à chaque seconde qui s’écoule.

Logique non ? Oui mais pourquoi alors n’est-ce pas plus simple ?

Parce que si tu savais tout et que tout était parfait au départ, à quoi bon jouer la partie ???

Si nous étions parfait, tout propre, un sourire béat nous traversant la face en permanence … et bien nous vivrions dans un absolu sans nuances et surtout sans motivation pour “résoudre”, créer, inventer, chercher … d’un ennui tellement mortel que c’en est même inimaginable.

Pratiquons pour mieux saisir :

  • Observe donc tes souvenirs, “mauvais” et “bons”
  • Enlève alors les jugements que tu portes sur ce que tu as fait ou les résultats attendus, comme si tu regardais une personne que tu affectionnes particulièrement, et observe… le cœur ouvert et les yeux curieux le trajet effectué et surtout l’intention qui a mené TOUS tes choix et actions passées.
  • Observe ensuite, pour aller plus loin, toujours avec cette “distance” entre les ressentis et un quelconque jugement, ce qui t’a “motivé” à faire tel ou tel choix. Pour t’aider, pose-toi cette question : “n’ai-je pas fait au maximum de mes capacités à cette époque ?”.
  • Mieux et pour oser le paradoxe : “Ai-je imaginé VOULOIR échouer, ou me faire du mal ?”, à cet instant précis (avant l’action et une quelconque analyse post-mouvement).
  • Ressens honnêtement ce qui s’est passé pour toi et lorsque tu seras convaincu que tu “as fait de ton mieux”, et cela à chaque étape de ta vie, tu comprendras ce que je j’essaie de te partager en ce jour.

Nous faisons de notre mieux !

Lorsqu’on touche cela dans toutes nos cellules, notre cœur d’un coup s’apaise et même, quelque fois, nous en ressentons une profonde émotion qui se nomme : “RE-CONNAISSANCE”.

C’est un acte conscient et volontaire de regarder avec cette nouvelle intention.

Cela se pratique et ce n’est pas compliqué mais c’est une réelle discipline !

 

Point numéro 2 de notre nouveau postulat :

 

La vie n’est pas un processus de découverte mais de création (Neale Donald Walsch)

 

Une fois le postulat 1 accepté comme une vérité interne “objective” ou neutre (sans jugement post-mouvement), que nous reste-t-il à faire pour poursuivre notre route à partir d’aujourd’hui ?

 

Créer, créer et encore créer !

 

Cela requiert donc de lâcher ce que nous croyions tenir.

La lâcher prise, pour être ressenti, part de cet accord interne et conscient que tu peux dès à présent arrêter de chercher à savoir “qui tu es” pour passer à déterminer qui tu “veux être”.

Pourquoi ? : parce qu’en restant avec cette première “intention” (comprendre qui tu es), tu ne porteras ton regard QUE sur ce que tu as déjà fais, vécu, traversé pour en tirer des conclusions. Or, ces “souvenirs” ne sont plus réels et tu as changé entre ce moment M et l’instant où tu les regardes. Tu n’es plus dans le même contexte. C’est du passé. C’est une soupe froide. L’interprétation que tu vas tenter de donner, pour te rassurer, est fausse. C’est cela “être dans une case”. C’est cela “se raconter son histoire”.

Ton comportement de l’époque est la conséquence de ce que tu as ressenti … à l’époque, non la cause.

Le réel lâcher prise se situe dans cette compréhension. J’accepte de ramener mon esprit à ce que je suis “en train” de vivre à chaque instant. Je passe alors en “création” instantanée de ma réalité.

Le temps change alors de texture. Il ne s’allonge pas mais s’amplifie, se densifie, se goûte plus intensément.

 

Comment vivre alors des moments “désagréables” sans se contracter, sans paniquer puisque l’action proposée de “lâcher” le passé entraîne aussi une impression de “perte de repères” forcément.

Et bien, un bon point de repère nouveau, simplifié et que j’utilise aujourd’hui “tout le temps”, est, lorsque la contraction s’enclenche, de me poser la question de l’énergie dans laquelle je me trouve. Cette énergie, pour être ressentie, est accessible dans ma pensée. Je me demande si je suis dans une pensée d’Amour …

 

Comment toucher ce que c’est ?

Je confronte ma pensée à l’autre versant pour ressentir ce qui la guide. C’est la PEUR.

C’est très simplifié mais bougrement efficace !!

Toute la palette des nuances et la complexité de nos ressentis pas forcément simple à définir se ramènent, dans leur racine (les 2 extrêmes) à cela. La Version Dark “la PEUR” la version lumineuse : l’AMOUR (d’aucun l’ont appelé la “Force” 😉 ). Aucune n’est bonne ou mauvaise. Elles n’existent et sont perceptibles que parce qu’elles sont deux.

 

Essaye pour tester. Ressens et écoute

 

“Si tu n’écoutes pas ce que tu ressens, tu seras en distorsion

Si tu refuses d’entendre, tu seras en tension

Si tu n’acceptes pas, par impatience, cet alignement, tu seras en “porte-à-faux””

 

Et cela suffit ?

Oui, à arrêter la contraction. Cette dernière n’est présente QUE pour t’indiquer ton état interne. A l’opposé de tout ce qui est communément “accepté” par la masse, ce qui se ressent est un appel de ce qui n’a pas la parole (ton corps, tes cellules, ta boussole). En cherchant à éteindre le signal (parce qu’on en a peur), on tue le message et ensuite on recouvre vite vite le messager et on navigue à l’aveugle. A force d’éviter le ressenti par “peur”, nous augmentons la contraction qui elle, au lieu de passer comme une crampe qui se détend, se rigidifie et peu à peu s’installe.

Une fois que l’on vit cela en conscience; c’est-à-dire, en présence de ces ressentis ou émotions d’ailleurs, le corps ayant lancé l’appel, s’apaise d’avoir été entendu ! Il comprend à son tour que son message est passé et qu’il a été pris en compte. Il retourne à son activité, bien plus intense que la nôtre !!

Je reviens au fameux “changement” tant recherché par nous lorsque nous constatons que nous ne sommes pas “bien”. Passer ainsi de la quête effrénée et aveugle du “pansement” rapide à placer sur une plaie inconnue, à l’observation par l’écoute des messages du corps par l’inspection minutieuse de notre niveau d’énergie EST la clé que nous avons TOUS à notre dispo !!

Notre machine est parfaite. Elle possède TOUT en elle. Elle est si complexe que “vouloir la diriger” ou la contrôler revient au même que si l’on nous demandait de piloter un Airbus demain matin.

Le “carpe diem” relève donc, non d’une idéologie “new age”, mais bien d’un processus qui nous demande un réel effort. Celui de percevoir que lorsque la roue cérébrale est activée par notre hamster, c’est que nous sommes repassé dans l’état de surmenage cérébral (qui cherche une solution sans connaître le lieu de la panne) ou un état “d’hypnose” … nous nous sommes rendormis dans nos “réflexes” de fuite, par habitude. On s’échappe.

En tant que “détenteur de percepteurs puissants” (j’évoque ces animaux à rayures très sensibles), si tu te décides enfin d’accepter “qui tu es”; c’est-à-dire que tu admets en ce jour que, toi particulièrement, tu captes beaucoup, beaucoup, tu peux prendre la décision de remettre enfin ta vie aux mains de ce qui est un vrai potentiel : “fais de ce que tu considères peut-être aujourd’hui comme un handicap” ton plus grand POUVOIR.

Je termine par ce qui est le plus kiffant dans le métier de “guide” en Terre-Happy : tant du côté du “problème repéré” que dans sa solution immédiate. La majorité arrive avec cette sensation incompréhensible d’impossibilité de se libérer, tellement ça semble compliqué et embrouillé.

Mais, lorsque nous touchons enfin, du bout des doigt, cette porte immense et solide, aux apparences inquiétantes et infranchissable, dépassant en cet instant la trouille installée précédemment par une ancienne expérience, arrive alors ce moment miraculeux qui transforme cette porte en un passage où l’illusion tombe et la peur s’évapore … comme par magie. Le cerveau reptilien, surexcité une fraction de seconde avant, se rendort et le corps, le cœur et l’esprit se retrouve enfin, unis et excités par l’ouverture du champs des possibles, vers l’infini … et au-delà !

Et ça marche pour tout le monde ? 

Yessss. Pas toujours (voire jamais) assez vite pour les IMpatients mais SI, évidemment … parce que tout est déjà là. C’est simplement ou enseveli, ou tout mélangé mais tout est à l’intérieur. 

Je te/nous souhaite, en ce premier mois d’une ère nouvelle … celle du “changement”, de faire transiter ton attention de la tête au coeur et de passer ENFIN du temps à l’écouter beaucoup plus. Il sait TOUT et a bien des choses à te dire, sur TOI !!

 

Avec AMOUR.

Lara