Pourquoi ça marcherait cette fois ?

 

 

Voilà THE question qui m’est quotidiennement posée par celui qui, “inquiet”, ose pousser la porte de mon antre, pour demander de l’aide, bloqué par un truc, ressenti comme “hyper complexe” à dénouer !

Souvent habillé de lassitude, de ras-le-bolite, d’une “grosse fatigue”. Autant de signes d’un combat interne insoluble qui sonne comme un glas dans la vie perturbée de celui qui souffre. Son problème est devenu tellement présent ou envahissant qu’il ne voit plus aucune solution.

Question légitime s’il en est et d’une logique implacable : comment garder l’espoir de franchir l’obstacle, alors que l’on peut se dire que ce n’est pas faute d’avoir essayé maintes fois ?

Parce que, soyons honnête, nous nous connaissons par cœur (ou par tête devrais-je préciser) !!

Si je devais avoir une seule certitude, depuis ces presque 3 ans d’immersion dans la savane, c’est que LE ZEBRE (pour ne pas le nommer), quel que soit son milieu, son éducation, son vécu, son tempérament, son âge, son sexe ou ses croyances, ne passe pas une seule journée sans se demander ou se confirmer “qui il est” et/ou “comment il se sent” et “pourquoi il fonctionne comme ça” ?

Ces questions ne sont pas toujours explicites … mais il s’introspecte comme il respire, animé par, non de l’égocentrisme, mais par tout ce qui le traverse et cette sensation d’urgence à vivre….

Je ne désire pas trop réduire maiiiiis, force est de constater qu’en général, nous arrivons à ces questions, qui peuvent s’articuler, à la louche, comme ceci :

  • Qui suis-je ?
  • Comment (re)trouver du sens à ma vie
  • Comment me lancer dans du nouveau sans imaginer déjà l’ennui ou l’enfermement
  • Comment trouver l’âme sœur et éviter toujours le même type de relation ?
  • Comment sortir de ce grand huit émotionnel épuisant ?
  • Comment éviter mon auto-sabotage ?
  • Comment arriver à choisir sans trembler ou me torturer autant ?
  • Comment ne plus m’éparpiller ?
     

Et, derrière ces “comment” se cachent les “pourquoi” ?

La perte de confiance en soi (pour peu qu’il y en ait eu une un jour), collée à la faible estime de soi, viennent tournicoter un peu plus le couteau dans la plaie…

Et, force est de constater aussi, au vu de tous ces essais non fructueux pour sortir de ce cercle vicieux, que certaines “méthodes”, “approches” ne FONCTIONNENT PAS !!

 

Je suis triplement bien placée pour exprimer ceci !

  • J’ai étudié et testé la méthode traditionnelle
  • J’ai testé en tant que patiente
  • J’ai étudié et testé d’autres méthodes
     

Loin de moi l’envie de partir sur des considérations “bien – pas bien” qui touchent le jugement partial, je dois me rendre cependant à l’évidence que si je n’ai pu “ouvrir un cabinet” après mes études, je m’en félicite grandement en ce jour !

Et, cependant minée par cette question tout au long de ces années d’expérimentations diverses et variées d’autres jobs et univers, la motivation qui m’a fait choisir initialement les études de psy ne m’a jamais quitté au final.

Alors, alors … POURQUOI la psychologie classique (entre autre) ne fonctionne pas (bien) avec des “affectivo-cognitifs” comme nous ?? (pour les autres, je sais pas … maiiiis … bref)

 

Les raisons sont systémiques… et une histoire de “positionnement”

Le psychologue “diagnostique” ! Ce faisant, il se place automatiquement dans la relation comme le “supposé sachant”, le maître, le parent.  Cette place prise, il ne reste au patient qu’une seule place : celui d’apprenant, d’enfant, de celui qui ne sait pas. Et le cerveau de continuer à mouliner dans “les essais de compréhension, cognitives” … avec cette impression de ne toujours rien comprendre.

Parce que, ce qui bloque ne se trouve pas dans la tête, mais bien dans les ressentis émotionnels bouchés et/ou la non fluidité entre tête et cœur.

L’hypersensibilité (et émotivité), nos centres névralgiques, restent cadenassés et étouffés par un mental en acier forgé. Nous n’avons plus accès à la traduction des messages du corps ou ils s’en voient déformés et mal décodés, nous entraînant dans une spirale sans fin. La tête cherche alors que le cœur (et le corps) lui envoie des messages d’alerte. Au plus ces messages augmentent, au plus la tête rumine, aveugle et sourde.

 

Bouhhhhh, je fais peur là non ??

C’est foutu ???

 

Non, évidemment… Sinon, je ne t’écrirais pas. Chui pas sadique quand même.

La solution se trouve dans : la relation d’équivalence !

D’où mon choix perso de nommer mes séances : accompagnement.

Cette relation d’équivalence met tout le monde sur le même niveau et l’approche n’est pas de “donner des solutions” mais que le patient TROUVE ses propres solutions, nouvelles, afin qu’il se les approprie ! Cela doit venir de lui, et pas du thérapeute. (même, évidemment, s’ils cherchent ENSEMBLE. Faut qu’il bosse quand même un peu 😉 )

Ces nouvelles solutions, qu’il n’arrivait pas à envisager seul, vont automatiquement lui modifier la perception qu’il a de lui-même, ouvrant la porte à ses propres ressources camouflées par ses habitudes. Il change d’angle et perçoit son ou ses problèmes différemment. En s’éloignant du problème, toute la dynamique interne change et son centre de ressources s’active et peut enfin respirer; l’énergie re-circule dans le bon sens.

Pour en arriver à cette “magie”, l’autre (le thérapeute) doit ressentir en lui ce que traverse le patient et, c’est là, que j’ai pu, initialement et personnellement, accéder enfin à ma propre conviction que, pour être “aidée”, “éclairée”, il me fallait trouver quelqu’un qui me comprenne ! Je l’ai vécu.

Je n’ai pu déboucher mes tuyaux (excuse l’image) que le jour où je me suis sentie VRAIMENT entendue par celle qui m’accompagnait. Les autres, je les avais “grugé” (enfin, au final, je me suis grugée hein, soyons honnête)

J’ai ressenti mes propres peurs s’estomper parce que nous étions branchées sur le même canal. Je sentais qu’elle sentait ce que je sentais … c’était autant merveilleux que motivant pour oser pousser des portes qui me faisaient fuir, seule.

Cet accès à ses propres ressentis qu’elle activait en m’écoutant me débattre, me permit de découvrir en moi une réelle reconnexion à l’ensemble de mon être.

Il n’y a rien de sorcier là-dedans (quoi que). Pour te faire connecter avec cette idée, imagine ces moments de ta vie où tu t’es senti-e en “communion” avec l’autre ou d’autres …

Touche en toi ces moments, sans mots, où tes battements de cœur se sont accélérés de plaisir et d’impression que tout était possible parce que tu étais avec quelqu’un qui “lisait en toi mais sans incursion”…

En fait, il ne lit pas en toi mais il lit en lui.

Mon formateur en thérapie brève utilise cette magnifique phrase qui dit

“Tout ce qui est humain ne m’est pas étranger”

Nous avons tous accès à tout en soi, mais, si nous en sommes rendus à cet article, c’est que nous n’avons pas tous les codes de traduction !

En cause ? : la “non-reconnaissance” de nos singularités “d’hyper”, la vie, le conditionnement, les dérives de notre société d’images où le pouvoir et l’argent sont nos “déshumanisants”…toussa toussa. (liste non exhaustive)

 

Lire en soi suffit-il pour aider l’autre ?

Je dirais, pour ma part, que c’est essentiel dans la relation d’aide mais qu’il s’agit ensuite d’une volonté de le faire. Et de le faire avec les “bonnes personnes”… c’est-à-dire, celles qui te ressemblent.

Je pourrais “accompagner” tout le monde (en demande) aujourd’hui MAIS c’est beaucoup plus satisfaisant pour ma part (c’est un choix que j’assume de plus en plus) d’accompagner les “hypersensibles torturés” 😉 parce que je SAIS ce qu’ils vivent et que je me sens UTILE !

C’est comme si, la chance que j’avais eue de pouvoir comprendre, à 40 ans et des brouettes, le “pourquoi” de mon étiquette : “tu es trop cérébrale” (entendre : compliquée, chiante, coupeuse de cheveux en 4, torturée du bocal, instable) faisait enfin sens à tous mes “déboires” (et réussites) et que c’était pour moi LE MOMENT d’honorer qui j’étais !

A cette question qui arrive du : “comment choisir” son “guide” dans la jungle ?

Je te dirais simplement ceci : fais toi confiance !

Si si c’est possible – Voici les meilleurs trucs pour toi.

 

TU DOIS TE DIRE :

  • Ça/Il/elle me parle
  • ça résonne
  • Je le sens/ressens
  • J’ai l’impression qu’elle/il me connait
  • Je me sens “à l’aise”
  • Il/elle me touche, m’inspire etc

Il ne s’agit, en aucune manière, des qualités de la personne dont il est question ici, ce sont des parties de toi (intuitives) qui te disent : “c’est OK bordel !”

 

Je suis la plus grande “parano” que la terre ait jamais porté (big-up S. Leone)

 

Crois-moi…. Non, parce que j’ai peur des autres mais bien de moi-même. Et, du jour où j’ai lâché la bride à mes peurs, parce que je n’avais PLUS d’autre choix avant de péter une durite, j’ai VRAIMENT DU écouter … avec l’intention d’ENTENDRE et j’ai suivi 3 personnes.

  • La 1ère m’a ouverte à l’univers du blog et permit ainsi d’oser me lancer dans cette écriture qui n’attendait plus que moi.
  • La 2ème m’a ouvert un accès VIP à ma propre identité rayée.
  • La 3ème m’a amenée à entamer mon année de thérapie brève !

 

Cerisette sur la Dame-Blanche (mon pécher très mignon) : “la 1ère choisie m’a fait rencontrer les 2 autres.. “

Hasard ou vérité ?  Ka ka ka mouuulox ! (fin d’article, je me lâche)

 

3 personnes, 3 années …

 

Oui, petite piqûre de rappel qui peut faire un peu mal … mais c’est pour ton bien (non, pas sadique 😎 )

Le temps ne se “négocie” pas; il est à prendre … ou pas !

Et toutes les 3, parmi mes recherches effrénées de morte-de-faim-prête-à-vendre-mon-âme-au-diable, ne m’ont aidée à ne révéler QUE CE QUI EXISTAIT DÉJÀ EN MOI !

 

Je les remercie donc profondément dans cet article et je te souhaite, à toi qui me lis, de trouver tes “guides” en t’autorisant à écouter attentivement ce qui résonne…

 

Martin, Sarah et Jean-Marc, vous êtes mes anges et je vous aime ! 

 

ps : ce qui est développé dans cet article … ne vaut pas que pour “entrer en thérapie ou en relation d’aide”.

Il est valable pour tout, tout le temps, dans toutes tes relations … à l’autre et à toi !

Ressens en toi comment cela résonne et suis ton guide intérieur.

Prochaine étape : on rentre dans le dur … ” Pourquoi certains m’agacent autant” ? (ok, sadique … un peu ….)