Pourquoi savoir QUI ON EST peut sauver ce qu’on fait

Incompétence ou inadéquation ?

« En France, ils seraient 1,2 million. Surdoués, avec un QI supérieur à 130, contre une moyenne de 100 et des qualités impressionnantes. A commencer par l’intelligence et la rapidité d’exécution, ou encore, pèle-mêle, des capacités d’autonomie, d’enthousiasme, de curiosité, de créativité, de motivation, de mémoire… De quoi, sur le papier, séduire plus d’un DRH. »

– D’après les Echos – Laurence N’Kaoua –

Et pourtant, le souligne Monique de Kermadec, psychologue clinicienne et psychanalyste, auteur de « L’Adulte surdoué, apprendre à faire simple quand on est compliqué » (Albin Michel)
« En entreprise, leurs atouts leur sont souvent reprochés par une hiérarchie qu’ils déroutent car le regard qu’ils portent sur le monde les rend différents »

Différents cas de figure ont pu être relevés quand à l’adaptation des zèbres au niveau professionnel :

  • Des zèbres « Zadaptés » au milieu pro dans lequel ils dominent. Après de brillantes études, ils montent tout en haut de l’échelle, de manière rapide et s’y sentent très bien. A la droite de dieu.
  • Des zèbres « Zelectrons libres » ou  les « Calvin Klein » => « tes règles du jeu », ils créent leur propre métier en toute indépendance et cela marche bien pour eux. Le zèbre ne se rend pas au boulot, le boulot se rend au zèbre.
  • Des zèbres en galère, Zignorants, « adeptes » du burn, bore ou brown-out dans des entreprises qui les étouffent par leur système normé, dans lesquelles ils se sentent décalés et malheureux par manque d’ouverture, d’utilisation créative, manque de sens, ambiance compliquée pour leur sensibilité, leurs talents sous-utilisés ou sur-exploités

C’est un résumé un peu grossier, mais force est de constater que ces cas de figure sont pourtant bien présents et que cette vérité est encore trop peu connue par rapport à la souffrance engendrée, pour de mauvaises raisons : la non connaissance et RE-connaissance de ce profil et de leur atout pour l’entreprise; tant du côté de la hiérarchie que du côté du zèbre !

Raccrochons les wagons, je t’emmène dans notre épopée professionnelle, non pour nous en plaindre mais pour t’aider à connecter avec une réalité dans laquelle tu pourras te reconnaître, te confronter ou te confondre… Si zèbre tu es, zèbre tu te reconnaîtras.

« Z’est celui qui lit qui Z’est »

– Thierry Gaillard –  😎 

 

 Qu’est-ce qui cloche chez nous ?

Le premier échec professionnel fut cuisant et traumatisant. Il a certainement caché la vraie réflexion sur le « premier décalage » et mon manque de réussite. Il l’a obstrué car il était professionnel ET familial. « Les pieds à l’étrier » qu’elle m’avait dit, ma chère mère, en m’offrant sur un plateau d’argent, la gestion d’une maison de retraite pour personnes Alzheimer dès la sortie de mes études. Elle était propriétaire et directrice et visait l’acquisition d’une 2ème structure. Je passai pour cela, à la fin de mes 5 ans de psycho, une année de gestion pour avoir accès à la profession. Détail important pour la compréhension multi-niveaux : 2 maisons de retraite, 2 couples, 2 diplômes (celui de ma mère et le mien)

Super cadeau… empoisonné ! Nous y avons travaillé, mon cher mari et moi ardemment pendant 5 ans, remontant entièrement une très mauvaise gestion précédente, et se clôturant par nos 2 licenciements pour « incompatibilité d’humeur » avec le 2eme mari de ma mère…. nouvellement arrivé dans l’entreprise. Il désirait tout gérer : l’entreprise, notre travail et nous et transpirait pourtant un très haut niveau d’incompétence. Mais, c’était le « patron ».
Lors de ce combat de titans, qui dura plusieurs mois, l’injustice ressentie fut plus forte que la peur de perdre notre emploi, même avec deux bébés à charge. Le choix exigé par nos « patrons » et ma mère en particulier, m’était tout bonnement impossible. J’étais donc la seule à détenir le diplôme pour gérer une telle structure et la proposition me fut faite de continuer seule; c’est-à-dire, sans Thierry, à faire semblant que tout allait pour le mieux dans le meilleur des monde. IMPOSSIBLE ! Nous perdions du jour au lendemain, nos emplois, la famille, la confiance et la Belgique que nous avons décidé de fuir.

« Les rapports de hiérarchie et d’autorité sont régulièrement voués au conflit et à la rupture »

– Jeanne Siaud-Facchin –

 

Du positif quand même : parole de zèbre

Cette première expérience professionnelle, malgré la rupture familial dramatique et la tristesse engendrée par celle-ci qui ne se répara pas, loin s’en faut, fut très riche d’expériences. Lorsque la gestion d’entreprise, que nous découvrions, se mêle à la gestion humaine dans ce qu’elle a de plus noble et de plus fragile, tu grandis vite, très vite et je peux affirmer aujourd’hui et seulement après re-lecture, que nous avons fait un sacré bon boulot !

M-E Jacobsen parle d’entéléchie pour souligner un des traits le plus remarquable du surdon : « du grec entelekheia qui signifie réalisation pleine et entière; force vitale qui pousse quelqu’un à se réaliser et qui est à la fois le résultat et la substance de la remarquable auto-motivation et persévérance des surdoués » – Marie Elaine Jacobsen – Eveiller le géant endormi

 

C’est après que ça se gâte …

Après ce brillant « échec », nous avons rebondi une première fois. Nous avons emballé notre vie dans de gros cartons, loué un gros camion et nous sommes téléportés de Bruxelles dans le sud de la France (département de l’Aude), loin, très loin de la « famille »..pour reprendre vie et une autre gestion. A nouveau de l’hébergement, à nouveau défricher, construire, innover, tout créer et mettre sur pied.
C’était une gestion de camping et des gîtes dans un grand domaine viticole, un métier plein de créativité : le bonheur pour nos coeur de zèbres qui s’ignoraient. Nous avions les coudées franches, pas mal de liberté de mouvements et beaucoup d’indépendance dans nos actions. Nous établissions des plans de développement, proposions des projets qui tous, furent quasiment validés…un vrai régal. Les hivers étaient occupés sur les aménagements nouveaux et au restaurant et chais pour ne pas s’ennuyer. Nous avons aussi, tout motivé que nous étions, créé notre 1ère entreprise individuelle de circuits oeno-touristiques qui m’a fait faire un détour de plus sur les bancs de l’école pour décrocher un certificat d’ « accompagnateur touristique ». En France, en effet, des papiers, des papiers, des papiers…(Petit souvenir heureux, si le coeur vous en dit * (lien vers l’article de presse ?))

Où le bât a-t-il donc blessé cette fois ? La propriétaire était ravie : sur une promesse de développement très prochain, le 2ème poste se libérerait… Nous avons donc, bossé pendant 5 ans avec un seul salaire ! Oui, oui…on l’a fait… Nous avons été sur-exploités. Sans regrets pour l’expérience mais avec un sentiment de « déjà vu » qui nous a mis un genou à terre. La propriétaire nous a mis dehors, après s’être sentie harcelée de nos demandes du 2ème poste, après 5 ans…Nous avions l’occasion alors de reprendre la gestion d’un autre camping, mais nous avons laissé tombé, nous avions fait le tour de la question…

La créativité, la rapidité d’apprentissage et d’adaptation, l’enthousiasme et un certain idéalisme font partie des « qualités » du zèbre !

 

Et c’est pas fini

Pourquoi s’arrêter en si bonne voie … ? Nous sommes alors obligés de déménager et repartir une nouvelle fois de zéro.
Je prends un poste de commerciale en vente directe en vin et la faim au ventre, je pars sur la route toute la sainte journée…Ambitieuse par obligation, mon directeur régional flairant la « serial vendeuse » me propose un poste de responsable….dans les Bouches du Rhône !
La suite de l’histoire ? Nous emballons nos petites affaires dans des cartons et un petit camion…

Changement de décor, nous arrivons près d’Aix-en-Provence. Je reprends l’agence commerciale pour former les VRP et mon mari entame une formation en ébénisterie, ses yeux brillent à nouveau. Tout se passe au mieux dans le meilleur des mondes pendant 2 ans, jusqu’à ce que l’entreprise viticole se restructure, change de politique et mon manager, avec qui je m’entendais si bien est viré….Après avoir bien exploité l’agence dont j’avais la charge, et créé une équipe très sympa et dynamique, je démissionne. Tout est tellement cadré, je me sens pieds et poings liés… IMPOSSIBILITE de rester, alors que je n’y retrouve aucun sens. Heuu, j’ai quitté après avoir torturé le patron de questionnements outrés quand même…

Intolérance à l’injustice, un sens moral assez strict, et tendance à questionner l’autorité non fondée sont de nobles « vertus » du zèbre, si et et seulement si elles sont gérées avec modération !

Nous récupérons nos cartons (non déballés ! vive l’expérience) dans un seul petit camion… Nous retournons dans l’Aude, notre terre d’accueil, et je me lance en marketting de réseaux où je re-démarre de zéro, une fois de plus. Pendant 3 ans : création et gestion d’équipe dans l’univers féminin cette fois. Mais, quelques centaines de réunions plus tard et devenue animatrice du secteur, la répétition et l’ennui m’épuisaient et le moral tomba bien bas. Thierry de son côté était passé en mode OFF, dans l’impossibilité financière, au vu de notre situation de re-démarrants éternels, de mener à bien son grand projet de créateur dans l’ébénisterie. Impossibilité pour lui, épuisé de ces échecs à répétition, de réagir, l’amenant enfin à pousser la porte d’un psy et d’entamer une thérapie….Si le nom de burn-out n’a pas été utilisé, il en avait bien la couleur.

« Les personnes viennent en général en consultation pour faire le point, parce qu’elles ont le vague sentiment qu’il y a quelque chose qui ne va pas, qui est incomplet, inexpliqué ou bien qu’ils sont en train de négliger un facteur vital dans l’équation de leur bien-être…. Se focaliser simplement sur les symptômes, c’est ne pas complètement prendre en compte le client surdoué qui n’a pas été correctement identifié en tant que tel, et qui n’a donc aucune méthode pour aborder un sujet d’aussi grande signification pour lui, ou pour expliquer l’angoisse existentielle que génère le fait d’être vaguement conscient d’une disparité entre potentiel et réalisations. »

– Marie Elaine jacobsen –

Une opportunité se présente à nous et nous nous relançons ensemble, en tant qu’indépendants, comme mandataires immobiliers pendant 2 ans…avec le même processus à nouveau. C’est moi qui poussai alors la porte du psy, très fatiguée, batterie plate, plus d’espoir…

Quand on ne sait pas pourquoi… on souffre

Nous avions tous les 2 poussés la même porte, tellement paumés que nous étions à voir ainsi notre monde au travers de ce prisme déformant de plus en plus angoissant. N’ayant pas les bonnes questions en tête, nous n’avons malheureusement pas reçu les bonnes réponses de notre analyste :

« L’arbre cachait la forêt et nous nous sommes attaqués à l’arbre. »

– Lara Gaillard –

Il nous aura fallu 20 ans pour comprendre pourquoi, alors qu’il nous semblait faire les choses à fond, nous hyper-adapter et avoir toutes les capacités requises pour tous les postes pris ou créés, nous n’arrivions pas à gagner de l’argent, par manque de stabilité ! 20 ans, c’est long. Et le paradoxe, c’est qu’à chaque nouveau projet, la motivation était toujours présente, voire trop, mais elle était réelle ! C’est excessivement difficile (et le terme est faible) de se sentir de plus en plus complexés à la question banale « qu’est-ce que tu fais dans la vie ». Et lorsque, vous annoncez à vos deux gamines que « A y est, papa et maman ont trouvé un nouveau boulot et ça va être super » et que l’une d’elle, du haut de ses 17 ans, se met en colère en vous fustigeant du regard, et vous déclare qu’elle ne vous croit plus … Ce n’est pas facile à digérer, c’est la descente culpabilisante aux enfers. Une ado vous fait douter de votre réalité. Vous lui demandez de bien travailler à l’école pour….et bien pour réussir sa vie, pas comme ses parents ! Le monde à l’envers !

 

Lecture positive de ces événements de vie

Ce petit voyage au creux de notre vie n’a de seul intérêt que de mettre le doigt là où ça fait mal. Jamais cependant, nous n’avons remis en cause nos choix posés et jamais nous n’avons regretté ces expériences, c’est bien notre paradoxe. Elles furent riches d’enseignement et inscrivirent en nous des connaissances nouvelles. Nous sommes des optimistes et des curieux. Adeptes de la pensée d’évolution et de la re-création permanente : « on ne revient pas en arrière » ! En effet, chaque expérience faite était transférable et l’adaptation, autre qualité du zèbre, de plus en plus rapide.

« Peu importe leur parcours, tous confessent qu’ils se sont sentis incompris pendant des années ; qu’ils se sont ennuyés, mis en retrait, qu’ils ont été paralysés par le doute ; et aussi qu’ils ont eu à se battre avec la solitude. Mais dès qu’ils ont eu une explication légitime de leur différence, ils se sont très vite décidés à revisiter leur vie. Armés de nouvelles informations sur leurs potentiels, ils ont embarqué pour un voyage de redécouverte, pour exhumer des évidences personnelles perdues. »

– Marie Elaine Jacobsen –

 

Et maintenant on fait quoi ?

Si tu te reconnais, non dans notre histoire puisque, comme la tienne, elle est unique, mais dans les processus rencontrés et aujourd’hui repérés, je t’encourage vivement à reprendre espoir !
Pourquoi ? Tout simplement parce que notre histoire n’est pas un conte de fée, plutôt un parcours du combattant, non terminé mais compris et que nous allons continuer, en pleine conscience à apprendre comment faire pour avancer en pleine lumière cette fois et partager tout ce qu’on sait ! Nous faisons notre « coming-out » et passons par choix, des zèbres en galère aux zèbres Calvin Klein « nos règles du jeu » !

Nous déplorons un manque d’informations sur ce sujet, d’où notre ré-orientation, mû par une très grande motivation, de nous plonger corps et âmes dans cette belle aventure, habillés de nos idéaux, à tendre la main à ceux, qui comme nous, sont emplis d’un potentiel magnifique mais sous-exploité par ignorance. Toutes les histoires sont uniques, nous serions très heureux d’entendre la tienne et t’encourageons à commenter cet article pour répondre à tes demandes, questionnements ou souffrances.

Je termine par ce « cri de guerre » d’Emilie Wapnick « Multi-potentialiste, le monde a besoin de nous ! » et t’invite maintenant à découvrir pourquoi la connaissance est primordiale et la première étape à franchir pour changer d’angle afin de voir ta vie sous une autre lumière ! C’est à toi de jouer !

C’est par ici : Pourquoi savoir « qui on est » peut libérer « qui on est » ?

 

Si tu désires réagir, je t’encourage à me laisser un commentaire ci-dessous et si tu penses qu’il peut aider une autre personne, offre-lui de bon coeur en le partageant. 

Que ta journée soit belle !

Lara, Multipotentiologue dipomée ! 

 

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By | 2017-04-10T14:09:59+00:00 octobre 25th, 2016|Lara, Uncategorized|4 Comments

About the Author:

Multipotentiologue, psy de formation, thérapeute en herbe, d’obédience humaniste et qui vit avec un zèbre ! « Si tu es sauvage dans ton cœur, tu te battras pour tes rêves » (Sailor et Loula)

4 Comments

  1. Lily janvier 4, 2017 at 0 h 14 min - Reply

    Merci pour votre blog, Je trouve votre courage et votre enthousiasme super, vous me redonnez espoir… Je n’ai que 27 ans, mais déjà ayant tenté plein d’études et de boulots, jamais pu finir ni l’un ni l’autre, j’ai moi aussi fini par me réfugier dans le voyage, mais mes ambitions m’nt vite rattrapées : passer sa vie à fuir ses responsabilités créatrices ne nous sied pas.
    J’ai rencontré mon zèbre indigo il y a presque 2 ans, la rencontre fut belle, et les premiers pas dans le quotidien difficiles… Aujourd’hui je me découvre mp, et je cherche justement comment en faire un levier, pour une vie belle et pleine de merveilles, plutôt que de la subir d’échec en échec…. Ce qui me sauve, c’est cette force incroyable et cette rage de faire plus, mieux, toujours mieux…
    Bref, je rejoins vos rangs avec plaisir <3

    • Lara janvier 4, 2017 at 12 h 10 min - Reply

      Et coucou Lily, quel bonheur ton message !!
      Tu fais partie des créatifs à n’en pas douter, au ressenti de l’énergie qui ressort de tes mots. Tu l’as bien compris, vivre dans la fuite ou dans l’attente d’un jour meilleur est souvent une réaction typique de zèbres. A toute vitesse et plus dans le mental que dans l’action, et quand il y a action, elle est souvent rapide et pas toujours apaisante. Le levier est déjà présent, c’est le « fil rouge » que je t’encourage à chercher. C’est ce que nous allons personnellement développer cette année pour avancer et prendre enfin le temps de ne plus courir derrière 😉
      Très heureux de t’accueillir dans notre coming-outée zébrée 😉 Garde ta force et ta rage, tu pourras nous la faire partager dans quelques jours : nous ouvrons notre maison de rêveurs pro-actifs multipotentiels. Je t’envoie les coordonnées GPS de notre groupe sous peu 😉
      Si tu veux suivre notre actu d’ici là, tu la trouveras sur la page FB « Vivre avec un zèbre ». A très vite et merci pour ton commentaire.
      Bien à toi, Lara (et Thierry biensur).

  2. Christine juillet 8, 2017 at 13 h 47 min - Reply

    Un parcours atypique, que d’autres appellent chaotique, c’est pareil pour moi.
    Nous seuls comprenons qu’il est finalement fait de réussites et de richesses, et donc nous seuls pouvons le valoriser.
    C’est un parcours dont nous ne connaissons pas la destination, et c’est tout l’intérêt.
    Ce n’est sans doute pas le but qui compte mais le chemin.
    Ceux qu’on dit avoir réussi ont souvent laissé de côté beaucoup de choses, et de gens, sur leur route et au final sont-ils heureux? Pas sûr…En tous cas pas systématiquement, ça c’est certain.
    Se réaliser est bien plus important. En donnant du sens à son parcours justement.
    Et toutes ces rayures de zèbres, bien que noires et blanches, viennent tout éclaircir et tout colorer !

    • Lara GAILLARD juillet 12, 2017 at 12 h 08 min - Reply

      trouver du sens, donner du sens ou en re-donner oui, cela permet vraiment de faire la paix avec soi et puis d’avancer autrement !
      Belle journée Christine !
      Amicalement, Lara

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